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Mempo Giardinelli



Mempo GIARDINELLI
(Resistencia, province du Chaco, 1947 — ). Journaliste à Buenos Aires. En 1976, il est contraint à l’exil et émigre à Mexico où il devient professeur à l'Université ibéro-américaine et tient une chronique spécialisée dans le roman policier dans les colonnes du journal Excelsíor. De retour à Buenos Aires en 1983, il y dirige la revue Puro cuento. Son premier roman, La revolución en bicicleta (1980), aborde le thème de l’exil, des militaires, de la dictature et de l'apathie qu'elle engendre. Luna caliente (1983) « raconte dans un style dépouillé et aussi ardent que le désir qu'il décrit, les mésaventures d'un jeune universitaire argentin envoûté, un soir, par la jeune Araceci, Lolita insatiable et ensorceleuse. Avec ce roman policier érotique ou ce conte cruel, Mempo Giardinelli se place dans une nouvelle lignée de la jeune génération qui tente de renouveler le roman argentin, par des techniques narratives nouvelles, langue, dialogues, personnages, intrigues, suspens, autant de procédés mis en œuvre par ceux qu'il revendique comme modèle : les Américains Hammett, Chandier ou le catalan Vasquez Montalban. » (Françoise Campo-Timal, 1987). Par la suite Mempo Giardinelli a publié plusieurs romans noirs et des recueils de nouvelles.ANTHOLOGIES / REVUES : extrait du roman Luna caliente (1983), traduit de l'espagnol par Sylvie Deneu et Felipe Navarro, dans Europe n° 690, 1986 — Felipe Navarro [Néstor Ponce], « Entretien avec Mempo Giardinelli. Pour une littérature noire latino-américaine », dans Bibliothèque énigmatique n° 14, juillet 1988 — « Le type » (El tipo, 1975), nouvelle traduite de l’espagnol par Christophe Josse, dans Menaces, L’Atalante, 1993.— La Lune ardente (Luna caliente, 1983), roman traduit de l'espagnol par Juan Marey. [Paris], Éditions Sylvie Messinger, 1987, 182 p., épuisé — réédition sous le titre Lune chaude, préface de Néstor Ponce, suivi d’un entretien avec l’auteur. [Paris], Éditions Alfil, 1994, 192 p., 15.24 € — nouvelle édition : Luna Caliente, traduit de l'espagnol par François Gaudry. [Paris], Éditions Métailié, « Suites. Suite hispano-américaine » n° 61, 2002, 136 p., 8 €.— Et l’oubli sera leur linceul (Qué solos se quedan los muertos, 1985), roman, traduit de l'espagnol par Chantal Mairot. [Paris], Éditions Sylvie Messinger, 1988, 244 p., épuisé.— Le Dixième cercle (El décimo infierno, 1999), récit, traduit de l'espagnol par Daniel Fernandez. [Paris], Éditions Métailié, « Suites. Suite hispano-américaine » n° 23, 1999, 112 p., 6.10 €.— Final de novela en Patagonia. [Paris], Éditions Métailié, « Bibliothèque hispano-américaine », à paraître.FILMOGRAPHIE : Luna caliente (1985), film de Roberto Denis, d’après le roman homonyme (1983), avec Federico Luppi, Humberto Zurita, Olga Zubarry, Manuel Ojeda.
 

Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 668 fois • Version imprimable

Les morts sont seuls

Les morts sont seuls
de Mempo Giardinelli (Auteur), François Gaudry (Traduction)






 
Poche: 201 pages
Editeur : Editions Métailié (9 septembre 2005)
Collection : Suite hispano-americaine

- Marcelo a été assassiné ! Carmen vous demande de venir, c'est urgent ! Pour José, le coup de fil ne laisse aucune place à l'hésitation. Il se précipite à Zacatecas aider la femme qu'il a aimée, qui a partagé son passé de militant contre la dictature argentine avant l'exil. Mais elle l'évite puis lui donne rendez-vous, ne vient pas et on retrouve son cadavre "suicidée". Ont-ils été rattrapés par leur passé politique ? Marcelo était-il impliqué dans le trafic de drogue ? Qui est le mystérieux et séduisant Gurrola dont Carmen semblait si proche ? Que faire avec pour seule alliée Hilda, l'universitaire sans grâce ? José replonge dans un passé tourmenté mais doit aussi trouver des réponses au présent trouble. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant qu'il ne subisse le même sort... Mempo Giardinelli nous emmène tambour battant dans un univers où crime et politique s'imbriquent et se confondent en une seule entité : la mort.
 

Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 527 fois • Version imprimable

extrait de "Les morts sont toujours seuls"

Je m'appelle José et ça me tue que les gens, surtout ceux que je ne connais pas, m'appellent familièrement Pepe. Et cette voix au téléphone, venant de toute évidence de très loin, en rajoutait:

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Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 525 fois • Version imprimable

Fin de roman en Patagonie

Fin de roman en Patagonie
de Mempo Giardinelli (Auteur), Bertille Hausberg (Traduction)






 
Broché: 231 pages
Editeur : Anne-Marie Métailié (19 avril 2003)
Collection : Suites littéraires

Originaire des zones tropicales du nord-est de l'Argentine, Mempo Giardinelli décide un jour de partir pour l'inconnu : la Patagonie. Il s'embarque à bord d'une vieille Ford Fiesta en compagnie d'un ami, avec un budget de 2000 euros chacun et 40 jours de liberté (car le premier venu, s'il a de l'argent, du temps et un 4X4 peut sans problème traverser la Patagonie !). Giardinelli espère échapper aux difficultés qu'il rencontre dans l'écriture d'un roman.Ce voyage devient une vraie aventure faite de paysages et de rencontres exceptionnelles, peu à peu l'écrivain se remet à rêver et son roman prend un tour qu'il n'attendait pas.Récit de voyage tissé de morceaux de fiction, d'esquisses d'intrigues, d'amitié, de grandes discussions et de silence, ce livre est une invitation à la découverte de ce bout du bout du monde encore sauvage, en cours de destruction, mais peuplé de gens à l'hospitalité légendaire.
" Grand raconteur d'histoires, Giardineilli, tout au long de ce voyage plein de tendresse, nous fait partager ses rencontres et nous donne un livre délicieux sur une Patagonie qui n 'a rien à envier à celle de Chatwin. "
Luis Sepúlveda

Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 490 fois • Version imprimable

extrait de "Fin de roman en Patagonie"

Le matin ensoleillé où nous avons pris le départ, nous étions comme deux gosses qui font l'école buissonnière, la rabona, comme on dit en Argentine. Nous sommes allés regarder une fois de plus l'immense fleuve et le débit impressionnant du Paraná a réussi, comme toujours, à calmer l'anxiété quasiment infantile qui me gagnait. Fernando m'a regardé de ses yeux illuminés de poète et m'a murmuré à voix basse, avec son inimitable accent madrilène: "Bonne chance, vieux frère." Au même moment une grue a plongé dans l'eau pour attraper un poisson, une barque est passée, chargée de pêcheurs heureux rentrant après une nuit blanche, et j'ai eu la certitude que le voyage que nous allions entreprendre en vaudrait la chandelle.

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Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 548 fois • Version imprimable

à propos de "Fin de roman en Patagonie"

Mempo Giardinelli nous emmène dans un voyage tourmenté de Resistencia jusqu’à Rio Gallegos (dernière ville au sud de la Patagonie)et retour par le contrefort des andes. Il fait ce voyage, planifié depuis des années, avec un ami et un budget serré, dans une vieille Ford fiesta. Autre pari que de parcourir tant de km dans une voiture de ville. Et pari gagné, parce que la rouquine (surnom de la voiture) tient le coup malgré les pierres et ornières des chemins de cette immensité qu’est la patagonie. Le narrateur est en panne d’inspiration sur un roman en écriture et espère retrouver celle-ci durant le voyage.
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Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 562 fois • Version imprimable

Le Dixième cercle

Le Dixième cercle
de Mempo Giardinelli (Auteur), Daniel Fernandez (Traduction)






 
Poche: 102 pages
Editeur : Métailié (avril 1999)
Collection : Suites

Dans une ville de province argentine, un homme raconte sur le ton de la conversation comment il a été amené, par le plus grand des hasards, à assassiner le mari de sa maîtresse, son ami. Puis, de hasards en occasions, le couple va se trouver entraîné dans une spirale obsessionnelle meurtrière et érotique au cours d'une fuite en voiture hallucinante à travers l'Argentine.
Comme dans le précédent livre de Giardinelli, Lune chaude, l'atmosphère est irrespirable, perverse et totalement noire.
 

Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 551 fois • Version imprimable

à propos de "Le dixième cercle"

Spirale meurtrière d'un couple infernal
par Alexie Lorca
Lire, juillet 1999 / août 1999
Au départ sont un homme et une femme qui s'ennuient. A l'arrivée, un véritable carnage perpétré par l'homme et la femme qui s'ennuient!
Le narrateur, cinquantenaire divorcé, père de deux étudiants brillants, propriétaire d'une immense villa et codirecteur d'une importante société immobilière, tombe sous le charme de la femme de son associé, une bourgeoise rangée qui rêve d'une vie mouvementée. Lui-même pimenterait bien son existence ronronnante. Un après-midi, après avoir fait l'amour et «grillé une sèche», Monsieur propose à Madame d'assassiner son mari. Badinerie? Pas du tout. Notre homme s'exécute et exécute. Peu rompu à l'art de l'étripage, il se livre à une sinistre boucherie. «Je ne sais pas si vous avez déjà tué quelqu'un. Ce n'est pas facile», constate-t-il avec humilité. Le couple infernal prend la fuite et se retrouve alors aspiré par une hallucinante spirale meurtrière. Comme dans Lune chaude, l'écrivain argentin Mempo Giardinelli nous entraîne dans une épopée perverse, noirissime, à l'atmosphère d'autant plus irrespirable qu'elle est contée par le narrateur sur le ton de la conversation la plus banale.«J'ai toujours su que ce que je faisais était horrible, mais je l'ai fait», avoue-t-il. Fascinés et sexuellement excités par leurs crimes, les deux amants arrachent les derniers vestiges d'une morale et d'une culture qui les empêchent de jouir de la part de méchanceté qui est en eux. Ils vont ainsi au bout du mal avec une ténacité et une minutie obsessionnelles.Terrifiant!
© LIRE juillet/ aout 1999
je ne pourrais rien ajouter de mieux, à ce compte rendu.

Par larouge • Giardinelli Mempo • Lundi 29/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 501 fois • Version imprimable

Luna Caliente

Luna Caliente
de Mempo Giardinelli (Auteur)





 
Poche: 126 pages
Editeur : Métailié (7 mai 2002)
Collection : Suites

(Nouvelle traduction. 1° édition française : Ed. Messinger, 1982). Un jeune avocat revient dans sa ville du nord de l'Argentine après ses études à Paris. Il fait une chaleur étouffante, c'est la pleine lune. Il rencontre une Lolita de 14 ans, qui teste ses charmes sur lui. Il la viole, croit la tuer, et pris dans un imbroglio, assassine le père de la jeune fille. A partir de là, prisonnier de ses mensonges, fou de chaleur, dans l'atmosphère tendue de la dictature militaire, il dérive dans la violence, poursuivi par une Lolita ressuscitée et insatiable.
 

extrait de "Luna Caliente"

La mort est le fait premier et le plus ancien, on serait tenté de dire même: le fait unique. Elle est monstrueusement vieille; et neuve à toute heure.

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à propos de "Luna caliente"

LETTRES ETRANGERES Sensations troubles
Rarement titre aura mieux rendu l'atmosphère inquiétante d'un livre que ce Lune chaude, à la fois moite et mystérieux. Le roman que publient les toutes jeunes éditions Alfil, spécialistes de littérature étrangère, est l'oeuvre saisissante d'un auteur argentin très peu connu en France. Né en 1947, Mempo Giardinelli mérite cependant l'attention, tant son écriture est efficace et singulière, en dépit de quelques affectations. Déplaçant tout à fait les règles classiques du roman à suspense, il a conçu un récit trouble et troublant dans un style dépouillé.Le phrasé très simple, linéaire et presque naïf en certains passages, suit la pensée du narrateur. Lui, c'est Ramiro, jeune homme choyé, tout récemment rentré de Paris où il a étudié le droit. Dans une Argentine glacée par la dictature militaire, il rencontre la très jeune fille, adolescente encore, qui réveille en lui des désirs brutaux et le lance dans une suite de meurtres. Habile, l'auteur projette le lecteur dans un texte à double détente qui conjugue l'immédiateté et la distance.Les sensations fortes liées au sexe, à la mort et à la peur sont inscrites en direct dans le discours du narrateur et rapportées dans une langue particulièrement sensuelle. Giardinelli se plaît à donner au physique, son apparence, ses exigences, ses faiblesses, une importance oppressante. Ce registre de l'imminence s'impose dès la première phrase, placée là comme un avertissement: "Il savait que cela devait arriver. Dès qu'il la vit, il le sut." Tout au long du roman, la chaleur qui rend Ramiro "trempé, sale, gluant" contamine cette histoire de basculement, de honte et de lâcheté. L'angoisse vient en grande partie du décalage instauré entre cet univers de pure sensation et la distance établie par le regard du narrateur. Partagé entre la lucidité, la peur et la veulerie, Ramiro tente d'attribuer ses crimes à d'autres _ à l'influence de la chaleur, de la lune ou à celle, diabolique, de la jeune fille _, mais ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il est un assassin, que sa vie est gâchée, sa conscience perdue. L'irruption du fantastique, qui ressuscite la jeune morte par deux fois, assure une cohérence insolite à l'ensemble en lui donnant des allures d'allégorie historique. Car l'histoire de Ramiro, hanté par le fantôme récurrent qui le mène à sa perte, est aussi celle de l'Argentine entraînée dans les affres de la dictature, violeuse de dignité.
REROLLE RAPHAELLE
© www.lemonde.fr


Des vies exemplaires & autres histoires

 

Des vies exemplaires & autres histoires

Mempo Giardinelli 
  • Broché: 138 pages
  • Editeur : L'atinoir (1 mars 2014)
  • En une quinzaine de récits, Mempo Giardinelli, un des plus grands écrivains latino-américains contemporains, dresse un portrait sociologique, politique et poétique de son pays l'Argentine et plus particulièrement de sa région natale, le Chaco, où il vit et écrit. Passé maître dans l'écriture des formes brèves de la narration, il offre avec ce livre une série de textes évocateurs, dénonciateurs et éclairants sur la vie et l'histoire des Argentins dans les dernières décennies.

  • « (...) Mempo Giardinelli sait ce qu'il faut faire pour effacer l'amertume, peut-être parce que l'exil lui a appris à supporter cela et même plus encore ; peut-être que grâce à l'art, au grand artiste qui est en lui, il arrive à changer les choses douloureuses en une littérature profondément créatrice d'une résignation qui demeure optimiste. » Juan Rulfo

  • L'atinoir

  • Les genres littéraires se redéfinissent par de multiples écritures et réécritures. Poussés jusqu'à leurs extrêmes ils en arrivent à faire exploser leurs propres limites. Au cours de ces dernières années, la littérature policière a connu un engouement dont elle a trop largement profité. Je me souviens que Manchette me disait pour dénoncer les excès de cette mode : « Nous sommes devenus trop respectables. »

  • Le regard subversif, qui, aux débuts du courant néo-polar, remettait en cause la loi et l'ordre, appelait à la rupture avec toute convention, à la recherche d'expérimentations formelles, à une richesse linguistique, à l'originalité des trames, s'est peu à peu détourné et fondu doucement dans la répétition. Nous mettions à nu des faits et des histoires, en les révélant, et aujourd'hui nous courons le risque de devenir de simples chroniqueurs. Mais atteint d'un optimisme pathologique, je continue à croire que la santé du roman est toujours éclatante et que les meilleurs livres n'ont pas encore été écrits.

  • Aujourd'hui, je me sens de plus en plus attiré, comme lecteur et écrivain, par les expériences qui mènent au roman total. Je veux aller à la rencontre du roman fleuve grossi par de multiples affluents, hybride parce qu'ouvert à tous les genres, né évidemment de toutes sortes de métissages, forcément baroque dans la structure narrative tout en faisant la part belle à l'anecdote et qui préfère à l'expérimentation du langage le canevas du couturier qui unit et assemble de son fil invisible. Un roman qui tout en conservant la tension du noir dont l'intrigue est le noyau, s'approprie le grand roman d'espionnage, le roman historique et le feuilleton avec ses milliers de trames souterraines. Il a la capacité de divulgation de la science-fiction et le souffle grandiose du roman d'aventures du XIXe siècle. Il sera bien sûr toujours charpenté par une proposition inédite, par le pouvoir de surprendre et par l'épaisseur de la construction des personnages.

  • Voilà exactement le roman que j'ai très envie de lire et d'écrire en ces temps d'incertitude et de doute. Est-ce la seule route ? Il faudrait être stupide pour affirmer cela. Tout jeune - et futur grand écrivain partant du plus profond de son âme - a devant lui une immense autoroute à trente-six voies et autant de chemins et de possibilités pour le mener à Rome. Sans oublier que, s'il est important de faire tomber les mythes, il est plus important encore de savoir les réinventer.
  • Paco Ignacio Taibo II
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Saint-Office de la Mémoire

 

Saint-Office de la Mémoire

Mempo Giardinelli 
  • Broché: 648 pages
  • Editeur : Editions L'atinoir (24 avril 2012)
  • J'ai toujours su que je voulais écrire l'histoire de mes grands-parents et de mes arrières grands-parents qui serait en même temps une vision de la présence et de l'influence italiennes en Argentine ; je voulais aussi expliquer d'une certaine façon ce qu'il y avait d'étrange et d'indéfinissable chez l'Argentin. Je voulais que mon explication se fasse à partir d'une fiction mais sans utiliser les procédés habituels, autrement dit, sans vraiment donner d'explications ; il s'agissait simplement de mettre mes doutes sur la table et de les écrire noir sur blanc.

  • Saint-Office de la mémoire est un roman historique, un roman sur l'immigration, un roman qui traverse sur plusieurs générations notre histoire et les affrontements les plus dramatiques qu'elle a connus : la mémoire contre l'oubli, la vie face à la mort, le jour après la nuit, la paix et la violence, l'intolérance contre la démocratie. Une série de dichotomies, Une très grande ambiguïté, une sorte de schizophrénie qui jalonne l'histoire argentine. En même temps, j'ai écrit un roman où j'ai voulu m'attaquer à un très grand nombre de thèmes qui étaient, selon moi, du plus grand intérêt. C'est aussi un débat sur la littérature argentine. J'ai voulu qu'elle soit présente parce que cette littérature accompagne l'histoire tout en l'affrontant. Dans ce pays, les épigones littéraires sont en général des personnes appartenant à l'élite et ne représentent que très rarement de véritables valeurs populaires. (Extrait d'une entrevue de Mona Moncalvillo avec l'auteur dans la revue Humor - 1991)

  • Aujourd'hui, je me sens de plus en plus attiré, comme lecteur et écrivain, par les expériences qui mènent au roman total. Je veux aller à la rencontre du roman fleuve grossi par de multiples affluents, hybride parce qu'ouvert à tous les genres, né évidemment de toutes sortes de métissages, forcément baroque dans la structure narrative tout en faisant la part belle à l'anecdote et qui préfère à l'expérimentation du langage le canevas du couturier qui unit et assemble de son fil invisible. Un roman qui tout en conservant la tension du noir dont l'intrigue est le noyau, s'approprie le grand roman d'espionnage, le roman historique et le feuilleton avec ses milliers de trames souterraines. Il a la capacité de divulgation de la science-fiction et le souffle grandiose du roman d'aventures du XIXe siècle. Il sera bien sûr toujours charpenté par une proposition inédite, par le pouvoir de surprendre et par l'épaisseur de la construction des personnages.

  • Voilà exactement le roman que j'ai très envie de lire et d'écrire en ces temps d'incertitude et de doute. Est-ce la seule route ? Il faudrait être stupide pour affirmer cela. Tout jeune - et futur grand écrivain partant du plus profond de son âme -, a devant lui une immense autoroute à trente-six voies et autant de chemins et de possibilités pour le mener à Rome. Sans oublier que, s'il est important de faire tomber les mythes, il est plus important encore de savoir les réinventer.

  • L'atinoir publie à Marseille des écrivains d'Amérique latine. Paco Ignacio Taibo II en est le conseiller littéraire.
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