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Vicente Battista

 (Buenos Aires, 1940 — ). Romancier, nouvelliste, membre de la rédaction de la revue littéraire El Escarabajo de oro, co-directeur avec Gerardo Mario Goloboff de la revue Nuevos Aires. En exil en Espagne pendant la dictature militaire (1976-83). Sirocco (1985) est un roman de l’exil, où un Argentin cynique mais sentimental travaille pour le compte de malfrats catalans établis aux Canaries. Le Tango de l’homme de paille (1995), situe son action en 1977 sur fond de guérilla, de répression et de manifestations des mères de la place de Mai.


Par larouge • Battista Vicente • Samedi 13/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 594 fois • Version imprimable

Le Tango de l’homme de paille

Le Tango de l’homme de paille
de Vicente Battista (Auteur), Joani Hocqenghem (Traduction)

Poche: 306 pages
Editeur : Gallimard (novembre 2000)
Collection : Série noire
 
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Il a quitté l’Argentine pour l’Espagne, lassé du pays, de sa politique. En compagnie de son ex-femme, convertie aux charmes du bio, et de son ami Jordi, lecteur et philosophe, il passe de bar en bar. De temps en temps, il joue les passeurs de valises, faisant circuler avec conscience professionnelle l’argent des mafieux, amenant les billets dans des banques suisses où l’on sait tenir sa langue et ne pas voir la trace des commerces douteux. Le jour où deux entrepreneurs véreux le piègent pour le forcer à revoir l’Argentine, l’homme de cinquante ans fait le bilan de sa vie et revoit sa mère, dans une maison de retraite. Lui qui a tenté de toutes ses forces d’oublier la politique se trouve coincé dans un camp qui n’est pas du tout le sien. Entre les escrocs complices de l’armée, destructeurs des vies des pauvres, et les charmes d’une militante gauchiste en service commandé, il ne sait plus où laisser pencher son cœur. C’est pourtant bien de cœur qu’il s’agit. Un cœur déçu dans un corps fatigué, le cœur porteur des désillusions d’un homme impuissant et largué. Toute l’écriture de Vicente Battista, blasée et dépouillée, fouille le thème du renoncement à l’engagement, de la lassitude de vivre. C’est vif et désemparé à la fois. Le goût de l’échange, celui des bars, rappelle Bukowski et sa folie ordinaire. La lassitude et l’acuité de Battista donnent une unité au récit, c’est le témoignage d’une vie pas trop remplie, loin du feuilleton. C’est la noire sérénade d’un esprit vif dans un cœur triste.–Laurent Galiana–
” Si j’ai décidé de vivre en Espagne, c’est bien pour m’éloigner de l’Argentine et de ses militaires.Mais le passé finit toujours par vous rattraper. Me voilà coincé entre l’Armée de Terre, de Mer et de l’Air, coincé entre une réalité à pleurer et des souvenirs qui n’émeuvent plus personne… Même pas moi. ”


Par larouge • Battista Vicente • Samedi 13/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 532 fois • Version imprimable

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