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Thomas Eloy Martinez est né en 1934 à Tucumán en Argentine . Il est licencié en littérature espagnole et latino américaine de l'Université de Tucumán et à obtenu un master en lttérature à l'Université de Paris VII.
Journaliste argentin à La Opinión, il s’exilie en 1974 au Venezuela puis aux États-Unis où il enseigne. Il a publié des romans, des poèmes, des nouvelles, un essai sur les films de Fernando Ayala et ceux de Leopoldo Torre Nilsson et collaboré au scénario de films de René Mugica, Lucas Demare, Daniel Cherniavsky.
pour plus ample information biographique (en espagnol) :
http://www.sololiteratura.com/tom/tomsemblanza.htm
Le grand écrivain et journaliste Thomas Eloy Martinez est mort le 31 janvier 2010 d'un cancer contre lequel il luttait depuis longtemps.
Orgueil
de Tomas Eloy Martinez
Paru le : 27/01/2004
Editeur : ROBERT LAFFONT
Collection : PAVILLONS
Caractéristiques : Broché / 280 pages
G. M. Camargo, le très redouté directeur d'un quotidien de Buenos-Aires, est obsédé par Reina Remis, une talentueuse journaliste beaucoup plus jeune que lui. Son orgueil l'aveugle : incapable de comprendre que les sentiments d'autrui n'obéissent pas à sa volonté, il se trouve entraîné dans une histoire d'amour dont il sortira transfiguré. A partir de cette intrigue classique, Tomas Eloy Martinez bâtit un puissant roman autour des thèmes du désir et du pouvoir. La corruption et l'impunité des dirigeants dans un pays en crise forment la toile de fond d'un récit dont l'imprévisible fin renvoie le lecteur à la première ligne, par un jeu de miroirs digne de Borges. Salué par la critique dès sa parution, Orgueil s'est vu décerner le prestigieux prix Alfaguara.
Traduction de l'espagnol par Isabelle Gugnon
Le chanteur de tango
de Tomas Eloy Martinez, Vincent Raynaud (Traduction)
Broché: 241 pages
Editeur : Editions Gallimard (19 janvier 2006)
Collection : Du monde entier
On dit qu'il ne chante plus que dans quelques cabarets malfamés du port. On dit aussi qu'il est très malade mais qu'il chante parfois dans un vieux bar du centre-ville. Certains affirment qu'ils l'ont entendu chanter dans un square de Palerme, l'ancien quartier italien, et d'autres vont jusqu'à dire qu'il se produit inopinément sur les marchés populaires des faubourgs. Bruno Cadogan regarde perplexe la carte de Buenos Aires et essaie de déceler la logique qui commande les dernières apparitions de Julio Martel. Car ce légendaire chanteur de tango à la voix obscure et envoûtante, l'homme qui n'a jamais voulu enregistrer de disques, est bien plus qu'un mythe urbain. Martel est un artiste accompli qui ne laisse rien au hasard et qui dessine par sa présence (et son absence) une autre carte de la ville, les traits d'une énigme. Volontaire, résolu, le jeune Américain est prêt à tout pour le rencontrer et pour l'entendre chanter ces étranges morceaux dont il est le seul à connaître les paroles et le sens. Mais sa quête va le conduire là où il ne l'attend pas : au cœur même de l'insurrection populaire de 2001 qui fait chuter les présidents les uns après les autres. Bruno Cadogan se trouve ainsi emporté par le tourbillon de l'histoire dans un Buenos Aires rebelle et assoiffé de justice où la voix de Julio Martel est devenue l'un des symboles de l'espoir
existe aussi en format poche Folio
Tomàs Eloy MARTINEZLe chanteur de tangoTraduction de Vincent RaynaudGallimard, 2006, 242 pages.
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Le roman de Peron
de Martinez Tomas Eloy (Auteur)
Broché
Editeur : Robert Laffont (12 septembre 1999)
Collection : Pavillons
21 juin 1973. A 77 ans, le général Perón entre dans son pays après dix-huit ans d'exil. Dans l'avion il relit le texte de ses mémoires auxquel il est en train de mettre la dernière main... Autour de lui s'agite une camarilla de personnages grotesques. Au sol les militants fourbissent leurs armes. Et tout finira dans un bain de sang... Le thème du dictateur vieillissant, brillamment réinventé par l'auteur de Santa Evita...
Dédicace
le 11 juin 1998
Le retour de Juan Peron en Argentine, après des années d'exil madrilène, est le retour d'un héros très fatigué. Le 20 juin 1973, une foule énorme l'attend à l'aéroport international d'Ezeiza. Dix-huit ans d'absence. Revenir, c'est vouloir remonter le cours du temps ... Le cadavre embaumé d'Evita dans une boîte au grenier ; Isabelita, la nouvelle senora, "implacable et hystérique", au pied de son lit ; le secrétaire, Lopez, derrière chaque porte, chaque geste, chaque soupir, tel un corbeau sagace, infatigable, manipulateur. Au palais de la Moncloa, l'autre dictateur, Franco, le boude. Campora, président élu, arrive à Buenos Aires pour lui passer les pouvoirs. Le rêve amer va-t-il recommencer ? Faire l'Histoire ! Peron s'embarque avec sa clique et c'est ce voyage dans le temps d'hier que l'auteur nous raconte. Par glissements successifs du délire, de la mémoire, et du décor. Le livre est magnifiquement construit, l'ombre qu'est devenu Peron titubant entre les mâchoires du temps ... Ce livre étonnant est de plus une leçon d'histoire : le pire est presque toujours sûr.
Le Figaro - Claude Michel Cluny
Santa Evita
de Tomás Eloy Martínez (Auteur)
12 septembre 1999
Éditeur : 10X18
Collection : DOMAINE ÉTRANGER
Genre : ROMAN CONTEMPORAIN
Présentation : Broché
" Je recommande aux lecteurs de se plonger dans ce livre sans hésiter et de découvrir, comme moi, les plaisirs (littéraires) de la nécrophilie.(...) Puisque tout peut faire un roman, Santa Evita aussi, mais c'est en même temps une biographie, un placard sociopolitique, un reportage, un document historique, une fantaisie hystérique, un éclat de rire surréaliste et une pièce radiophonique tendre et émouvante. On y décèle une enquête menée avec une ténacité de limier et une adresse accomplie, permettant de disposer le richissime matériel dans une structure romanesque qui tire, jusqu'à la dernière goutte, du jus des possibilités de l'anecdote.(...) Santa Evita m'a vaincu dès la première page et j'y ai cru, j'ai été ému, j'ai souffert, j'ai joui et, au fil de la lecture, j'ai attrapé des vices indignes et trahi mes plus chers principes libéraux. (...) Quand une fiction est capable de conduire à ces excès un mortel aux principes solides et aux manières austères, il n'y a pas le moindre doute : il faut l'interdire ou la lire sans perdre de temps.
Ce livre "est la reconstitution du mythe d'Eva Peron, tel que le rapportent les légendes familiales argentines, des histoires de rue, des rumeurs, des documents. Comme dans tout mythe, le lecteur peut tenir les faits pour historiques ou y voir une fiction" (dossier de presse). Celle biographie romanesque, très près de l'authentique, a recueilli les suffrages des pairs de l'écrivain, Garcia Marquez, Fuentes et Vargas Llosa.
“Novela significa licencia para mentir” → plus
Desafíos literarios
Por Claudio Zeiger
Con la muerte de Tomás Eloy Martínez probablemente se cierre uno de los capítulos más ricos y agitados acerca de las relaciones entre periodismo y literatura. Tomás mismo se amparó en la documentación, la investigación, la entrevista y los archivos para escribir sus obras mayores, La novela de Perón y Santa Evita, no –pienso ahora– por desconfianza hacia el estatuto de ficción sino por una razón extremadamente literaria, casi con tonalidad de desafío. ¿Cómo hacer una novela latinoamericana en Argentina, es decir, en el seno de la historia y la literatura argentinas? Desde luego, Tomás no iba a cometer el pecado de beber sin digerir de las fuentes del realismo mágico y lo que quedaba del boom que vio nacer y crecer siendo periodista. Pero tampoco fue ajeno a esa tradición ni insensible a una posible estética emanada de caribeñas costas.
Es –era– ocioso preguntarse si lo real maravilloso se corresponde o no con una esencia geográfica/política/temperamental criolla. Si leemos a García Márquez, la respuesta es, obviamente que no. Si leemos al Ezequiel Martínez Estrada de Radiografía de la pampa, la respuesta también es no. Si leemos al Martínez Estrada de ¿Qué es esto? ya dudamos un poco. ¿Perón dictador latinoamericano, tirano prófugo? La sombra de las novelas de dictadores, con Yo, el Supremo de Roa Bastos a la cabeza, campea sobre las páginas de La novela de Perón.
Tomás solía recurrir a la crónica para atemperar –y, frente a ciertos episodios mitológicos de nuestra política, conjurar– el aspecto “mágico” de la realidad nacional y en cierta forma echar cable a tierra a la fantasía que suele desbocarse cuando el escritor le toma el gustito a eso de hacer hablar a los muertos en las novelas históricas. Puede conjeturarse que solía recurrir a las pruebas de los archivos y a las grabaciones porque –y se nota en sus textos– le encantaba el rol del escritor-investigador, figura muy cercana a la del periodista.
Sea como fuere, nunca hubo ingenuidad en esa inclinación por la “prueba de verdad”. Y sea por periodista o por escritor, resolvió en la práctica uno de esos dilemas insolubles que suele presentar la literatura argentina en su mezcla de cruces culturales. Rompió el tabú de que sólo por la vía del realismo mágico ortodoxo (por ende: imposible de trasplantar al irrepetible “ser nacional”) se podía ligar la literatura argentina a la latinoamericana (una manera de decir que nada tenemos que ver con América latina). Decir que La novela de Perón, La mano del amo o la reciente Purgatorio nada tienen que ver con el realismo mágico o la tradición latinoamericana sería absurdo, pero innegablemente Tomás cultivó a través del ejercicio del periodismo una prosa muy diferente a los chorreos de lo real maravilloso. Parco, austero, se acercó más bien a los modos de Daniel Moyano o Héctor Tizón, grandes latinoamericanos sin pecado de regionalismo concebidos.
En esa línea, su obra fue y es muy valorable. Quizás el enorme impacto comercial –y, podría agregarse, social– de sus grandes novelas haya confundido un poco a la crítica, que enfrentó su ser periodista con su ser escritor. Cosas que pasan: prejuicios y antigüedades. Pero Tomás Eloy Martínez tuvo el gran mérito de animarse a la historia contemporánea. Lo hizo con arrogancia y responsabilidad. Lo hizo con convicción, con fe en sus ideas y muy especialmente, y quizás a contrapelo de ciertas apariencias, con fe en la literatura.
L'écrivain Tomás Eloy Martínez est mort
Publié le 01 février 2010 par mmo
(Photo : Tomás Eloy Martínez ©DR)
L’auteur de Santa Evita, le roman argentin le plus traduit dans le monde, est décédé à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie.
L'écrivain argentin Tomás Eloy Martínez est décédé à l'âge de 75 ans des suites d’un cancer, a indiqué le site web du journal La Nación.
Ecrivain, journaliste et professeur, il est l’auteur de Santa Evita (paru en français chez Robert Laffont), une biographie romancée de la femme de Juan Perón qui prend comme point de départ l’histoire de sa dépouille, embaumée pour être exposée à la foule puis volée par des militaires en 1955.
Tomás Eloy Martínez a également publié en France Le roman de Perón (Robert Laffont) qui raconte la vie du défunt président argentin et Le chanteur de tango, paru en 2006 chez Gallimard.
Exilé à Caracas au Venezuela pendant la dernière dictature argentine (1976-1983), il y a fondé le journal El Diario.
Ami de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, il a participé à la création du Mouvement pour un nouveau journalisme ibéro-américain.
Depuis 1996, il travaillait comme chroniqueur pour plusieurs grands titres de la presse internationale tels que le New York Times, El País et La Nación.
www.livreshebdo.fr/les-gens/actualites/l-ecrivain-tom%C3%A1s-eloy-mart%C3%ADnez-est-mort/3990.aspx
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