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Félix Bruzzone



 
Félix Bruzzone est né à Buenos Aires. Ses parents font partie des nombreux disparus de la dictature militaire des années 1970. Chroniqueur et nouvelliste, il est le cofondateur de la maison d'édition indépendante Tamarisco. Son recueil de nouvelles 76 vient d'être traduit en allemand. Les Taupes est son premier roman et il travaille actuellement sur le suivant.

source: asphalte-editions.com

Par larouge • Bruzzone Félix • Mardi 16/06/2015 • 0 commentaires  • Lu 388 fois • Version imprimable

Silvia Baron Supervielle

 

 

Silvia BARON SUPERVIELLE, (Buenos Aires, 1934 — ).
Silvia Baron Supervielle est née à Buenos-Aires en 1934. Sa mère qui mourut lorsqu’elle avait un an était uruguayenne de descendance espagnole et son père était argentin de descendance française. Elle commença à Buenos-Aires son travail littéraire, en espagnol, sa langue natale, écrivant des poèmes et des nouvelles. En 1961 elle arriva en France et se fixa à Paris où, après une longue période de silence, elle poursuivit ses écrits directement en français et fit de nombreuses traductions de l’espagnol en français et vice-versa. En 1973 Maurice Nadeau accueille ses poèmes dans la revue Les Lettres Nouvelles.
Née dans une famille apparentée à Jules Supervielle, elle écrit ses premiers poèmes en langue espagnole. En 1961 elle se fixe à Paris et c’est en français qu’elle a publié toute son œuvre, partagée en poèmes, essais, récits et traductions (Jorge Luis Borges, Arnaldo Calveyra, Macedonio Fernández, Roberto Juarroz, Silvina Ocampo, Alejandra Pizarnik, Juan Rodolfo Wilcock).


Par larouge • Baron Supervielle Silvia • Mardi 13/11/2012 • 0 commentaires  • Lu 679 fois • Version imprimable

Cesar Aira

 

 

César Aira est né à Coronel Pringles, dans la Province de Buenos Aires, le 23 Février 1949. Il réside à Buenos Aires depuis 1967, dans le quartier de Flores, cher à Roberto Arlt. Romancier, nouvelliste, essayiste, dramaturge, traducteur, il a publié à ce jour une quarantaine de livres. Comme beaucoup d’intellectuels argentins, il est polyglotte et a lu en profondeur les romans d’aventure et les grands auteurs français. A 14 ans, il découvre Proust et vénère Rimbaud. Après la disparition de Roberto Bolaño, il est considéré comme l’un des écrivains sud-américains les plus importants.
César Aira demeure fort peu connu des lecteurs français. De ses quarante ouvrages, seuls quatre étaient disponibles dans notre langue. André Dimanche en publie deux nouveaux, Les larmes, une longue nouvelle, et cette ébouriffante Guerre des gymnases. Christian Bourgois a remédié à ce manque, en ces dernières années.
Philosophe humoriste, l’Argentin y jongle avec la réalité la plus ordinaire et un fantastique échevelé. «Il fut un temps où il était possible de faire un récit simple, immédiatement compréhensible. Mais aujourd’hui, avec la télévision, le monde débordait d’histoires entremêlées, en suspension dans l’air, qui s’accumulaient d’une manière si prodigieuse qu’elles ne valaient plus rien…», écrit-il. Le gymnase est un monde à part entière et les gymnastes, une humanité réduite détentrice de vérités multiples et antagonistes dont joue et se joue l’écrivain. Traquant un réel qui lui échappe toujours, Aira dérive au long d’un extraordinaire labyrinthe. Fable, conte, parodie? Inutile d’essayer d’étiqueter ce texte brillant et démoniaque qui provoque le rire autant que le vertige.
 


Par larouge •  Aira Cesar • Jeudi 18/10/2012 • 0 commentaires  • Lu 1340 fois • Version imprimable

Rodrigo Frésan



FRESÁN, Rodrigo
[ARGENTINE] (Buenos Aires, 1963 — ). Journaliste, critique gastronomique, littéraire et cinématographique, il a publié des nouvelles et des romans : L'Homme du bord extérieur (1991), autobiographie d'un écrivain sur fond de guérilla, de répression et de disparitions ; Viajos de santos (1993) ; Trabajos manueles (1994) ; Esperanto (1995), évocation de sept jours de la vie d'un homme ; Mantra (2001).
 
  ...né à Buenos Aires en 1963, il vit à Barcelone. Depuis 1984 il a exercé le métier de journaliste dans de nombreux medias, en écrivant sur la gastronomie, la musique, le cinéma ou bien en tant que critique littéraire. Il est aujourd''hui considéré comme l'' un des chefs de file du renouveau littéraire latino-américain et vit à Barcelone. Rencontre organisée dans le cadre de Belles Latinas en partenariat avec Espaces Latinos

Les romans de Fresan, écrivain argentin, sont des autobiographies fragmentées, accueillant le bruit de la planète : musique, littérature, faits divers, mythologie pampera, guerre des Malouines... Un matériau sauvage y est couché à l'état brut. La conscience du narrateur est une salle d'agence de presse, où l'on ne trie pas : s'y télescopent autant des informations de toutes provenances, que les flux de souvenirs d'enfance, les rêves, désirs, espoirs…


— L’Homme du bord extérieur (Historia argentina, 1991 ; éd. revue 1993), postface de l’auteur, traduit de l'espagnol par Jean-Jacques et Marie-Neige Fleury. [Paris], Éditions Autrement, « Littératures », 1999, 218 p., 14.95 €.

— Esperanto (Esperanto, 1995), roman, traduit de l'espagnol par Gabriel Iaculi. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1999, 240 p., 21.34 €.

Les Jardins de Kensington

Matra

La Vitesse des chose

Par larouge • Frésan Rodrigo • Dimanche 30/09/2012 • 0 commentaires  • Lu 1295 fois • Version imprimable

Julio Cotazar






[ARGENTINE] (Bruxelles, 1914 — Paris, 1983). « Comme Argentin, on ne fait pas mieux : de sang espagnol mêlé de sang français et allemand, Julio Cortázar - géant de deux mètres, à la voix de basse, à la barbe de style Castro masquant un visage de jeune homme - est né à Bruxelles, un soir d'août 1914, sous un bombardement allemand. Arrivé enfant dans la patrie de ses parents, l'Argentine, il y demeura plus de trente ans, avant de s'établir à Paris en 1951. Poète, auteur d'un recueil de sonnets publié sous un pseudonyme, professeur à l'université de Buenos Aires, traducteur - admirable - de l'œuvre en prose de Poe, c'est peu de temps avant de retraverser l'océan qu'il commence une carrière d'écrivain qui ne devait plus s'interrompre depuis. Deux voies parallèles dans son inspiration : celle de la nouvelle fantastique, genre où il est passé maître, comme en témoigne Les Armes secrètes (1959) et Tous les feux le feu (1966). Et celle du roman, où il a accomplit ce rêve après lequel courent tant d'écrivains : écrire un autre Ulysse. Car Julio Cortázar y est bel et bien parvenu, pour son compte, dans Marelle (1966), roman total, voyage initiatique, descente aux enfers où d'ailleurs, il prend plus volontiers Lautréamont que Joyce pour guide. Après cette quête métaphysique, prolongée par 62. Maquette à monter (1968), Cortázar remonte pour ainsi dire à la surface du réel, revient à un monde plein du bruit et de la fureur des exécutions sommaires, des tortures et des bombardements. Désormais, sa préoccupation majeure sera, en effet le socialisme sud-américain. Ses amis se nomment Castro ou Allende. Choix politique sans ambiguïté qui, sur le plan littéraire va aboutir au Livre de Manuel (1973). » (Hector Bianciotti).

Par larouge • Cortazar Julio • Samedi 08/09/2012 • 0 commentaires  • Lu 1970 fois • Version imprimable

Christian Ferrer

 





Christian Ferrer, né en 1960, est argentin, sociologue et essayiste libertaire. Il enseigne la philosophie à la faculté de sciences sociales de Buenos Aires. Il a publié en Argentine et en Espagne El lenguaje libertario (le langage libertaire), Mal de Ojo. Ensayo sobre la violencia técnica (essai sur la violence technique), Antología del pensamiento anarquista contemporáneo(anthologie de la pensée anarchiste contemporaine).

« Les anarchistes, eux, ont refusé de s’éteindre. La condition de leur survie fut certainement la fermeté éthique et l’irréductibilité politique. Car il fut un temps où le mot anarchie était plus synonyme de liberté que de chaos désordonné. Une histoire de la dissidence et du combat pour les libertés niées ou violées doit nécessairement en tenir compte. Ils furent ses têtes d’orage. Les premiers à annoncer et mettre en pratique quelques-unes des libertés dont bénéficie le monde actuel. D’autres pierres angulaires de son histoire mettent en évidence un style acéré et un amour du genre humain et de la Terre. Sans l’existence des anarchistes, notre imagination politique serait plus limitée, voire plus misérable. 
(...) Les cinq essais réunis dans ce livre n’ont pas tant pour but de célébrer le mythe politique de l’anarchie que d’admirer sa capacité à survivre. Ils sont nés de l’amour pour la saga libertaire. »


Par larouge • Ferrer Christian • Dimanche 29/07/2012 • 0 commentaires  • Lu 141 fois • Version imprimable

Leopoldo Brizuela





 

Leopoldo Brizuela est né en 1963 à La Plata, province de Buenos Aires. Romancier, poète et traducteur, il a publié quatre ouvrages (deux romans, un recueil de poèmes et un ensemble de nouvelles) et a édité quelques anthologies. Inglaterra. Una fabula est édité en Argentine, en Espagne, au Portugal, au Brésil et en Allemagne.

Par larouge • Brizuela Leopoldo • Dimanche 29/07/2012 • 0 commentaires  • Lu 184 fois • Version imprimable

bonjour et bienvenue


  à la mémoire de Gabriel Bañez

Argentine La Plata, Provicincia de Buenos Aires 1951 - 2009  

ce site t'est dédié, amigo del alma  
 

lire c'est grandir, cultivons la lecture nous dit gaturro le chat


 

bonjour à toutes et à tous ! ici nous allons éssayer de vous présenter tous les auteurs argentins qui ont été traduits en français.

certains vous les connaissez probablement, d'autres sont moins connus mais méritent notre attentions.

nous completerons ce message un peu plus tard

merci de votre visite


Par larouge • ACCUEIL et ANNONCES • Vendredi 27/07/2012 • 10 commentaires  • Lu 2093 fois • Version imprimable

Adolfo Bioy Casares




Adolfo Bioy Casares, écrivain argentin, est né le 15 septembre 1914 à Buenos Aires en Argentine; il meurt le 8 mars 1999 à Buenos Aires.C'est 15 septembre 1914 que né Adolfo Bioy Casares à Buenos Aires. Fils d'un père passionné par les lettres, depuis très jeune il est en contact avec les grands classiques de la littérature universelle.A l'age de onze ans, il écrit son premier roman, "Iris y Margarita", plagiant "Petit Bop" de Gyp, pour une cousine dont il est éperdument amoureux.A quatorze ans, il écrit "Vanidad o Una aventura terrorífica", un conte fantastique et policier.Sa première publication est celle de "Prólogo", qu'il écrit à quinze ans et qu'il réussit à publier grâce à son père.En 1932, il fait la connaissance de Jorge Luis Borges dans la maison de Victoria Ocampo. Les deux hommes vont se lier d'amitié et collaborer. "Nous étions très amis moi et Borges - confie Bioy Casares dans une interview - nous ne nous passions jamais nos textes pour que l'autre les voient, mais chaque fois que l'un d'entre nous avait créé une histoire, qui pouvait être un conte ou un roman, on la racontait à l'autre. C'est toujours agréable de pouvoir raconter des contes à l'autre".Deux ans plus tard, il fait la connaissance de Silvina Ocampo qui va le convaincre, avec l'aide de Borges, d'abandonner ses études et de se consacrer exclusivement à l'écriture.Ses romans se caractérisent par une prose excellente, des histoires ingénieuses où l'amour est un thème récurrent, ou des intrigues policières pleines d'imprévus.Il publiera "Tormento o la vida múltiple de Juan Ruteno" (1935), "La estatua casera" (1936), "Luis Greve, muerto" (1937).Il se mariera quelques années plus tard, en 1940, avec Silvina Ocampo.Cette année là il publie la Invención de Morel (l'invention de Morel), son œuvre la plus connue et qui deviendra un classique le la littérature contemporaine.Adolfo Bioy Casares et Jorge Luis Borges forment un duo très créatif qui va donner jour à des œuvres comme "Un modelo para la muerte", "Libro del Cielo y del Infierno" et "las Crónicas de Bustos Domecq". La majeure partie de ces romans sont signés du pseudonyme commun aux deux écrivains : H. Bustos Domecq.En 1945 est publié "Plan de evasión", puis "La trama celeste" (1948).En 1954, année où il publie "El sueño de los héroes", née sa fille unique Marta.En 1962, c'est au tour de "El lado de la sombra" d'être édité.En 1969 va sortir "Diario de la guerra del cerdo", qui sera adapté pour le cinéma par Leopoldo Torre Nilsson.Parmi les nombreux Prix qu'a reçu Adolfo Bioy Casares, on peut citer le Grand Prix d'honneur de la SADE, en 1975. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur en France, en 1981, et reçoit le titre d'Illustre Citoyen de Buenos Aires en 1986.En 1990 il reçoit le Prix Cervantes.Considéré par Borges comme l'un des plus grands écrivains argentins de fiction, Adolfo Bioy Casares a délivré au monde littéraire une œuvre importante où le fantasme et la réalité se superposent dans une harmonie magistrale. La construction parfaite de ces récits est sans doute la caractéristique que souligne le plus la critique littéraire à propos de son œuvre.
Adolfo Bioy Casares est mort à Buenos Aires le 8 Mars 1999, à 84 ans, après des complications dues à son âge avancé. Peu de temps avant sa mort il avait confié : "Je n'aime pas l'idée de mourir. Si je pouvais vivre 500 ans je demanderais : on ne peut pas m'en donner quelques uns de plus ?".

Ernesto Mallo






Ernesto Mallo est né à La Plata en 1948. il est auteur de pièces de théâtre comme : « La vacuna », « Cuatro cuadros » et « Que mambo es el Colón ». il est également responsable des scénarii de « La aguja en el pajar » et « Maidana con todo » écrits en collaboration avec Juan Desanzo. Comme rédacteur il a été membre de l’équipe fondateur de FM Tango. Il a dirigé et présenté le programme radiophonique « Mirada doble », avec Natu Poblet, et a participé au programme « La posta », de Radio Nacional. Il est traducteur ; et a été rédacteur spécialisé en entretiens de la revue « Metrópolis » , secrétaire de rédaction, chroniquer d’édition et directeur d’art de « La Voz del Bajo », un mensuel de culture et arts. Il publie des notes dans Radar, Ñ et Pagina 12 et est directeur de la Presse du Palais de Glace. Son premier roman, La aguja en en pajar (Planeta 2005), traduit en français, « L’aiguille dans une botte foin » par les éditions Rivages, a reçu la Première Mention du Prix Clarín du Roman 2004 ( Primera Mención del Premio Clarín)  

 
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Juan Gelman





 
Juan GELMAN
(Buenos Aires, 1930 — ). Contraint à l’exil en 1976, il séjourne en Europe puis s’établit au Mexique. Traducteur, journaliste, il a publié de nombreux recueils de poésie et plusieurs de ses textes ont été mis en musique, notamment par Juan Cedron.
 


Juan Gelman, poète, journaliste, militant, né à Buenos Aires en 1930 fut contraint de s'exiler en 1976, lors de la dictature militaire. Il n'est pas revenu vivre en Argentine et après plusieurs années en Europe s'est fixé à Mexico où il vit toujours.

Ses poèmes traduits dans nombre de langues ont été popularisés par Juan Cedron, qui en a mis plusieurs en musique.

La force et l'originalité des 27 livres de poèmes qu'il a publiés entre 1956 et 2002 lui ont valu de nombreux prix. Parmi les plus prestigieux citons le Prix national de Poésie (Argentine, 1997) et le Prix Juan Rulfo (de littérature latino-américaine et des Caraïbes, 2000) et le Prix Cervantès 2007, qui est le Nobel de la langue espagnole.

Il faut ajouter à cette oeuvre poétique un important travail de journalisme, des textes en prose, des livrets d'opéra.

Victime comme des milliers d'Argentins de la politique de répression et d'enlèvements de la junte militaire, il a fini par retrouver le cadavre de son fils, «disparu» à l'âge de 18 ans, puis la trace de sa belle-fille, elle aussi «disparue», ce qui lui a permis, au bout de 23 ans d'arriver jusqu'à sa petite-fille enlevée et élevée en Uruguay par la famille d'un policier.

Alicia Dujovne Ortiz





 
Alicia DUJOVNE ORTIZ
(Buenos Aires, 1939 — ). Journaliste (La Opinion), poétesse, critique littéraire, traductrice et romancière, elle a aussi publié des documents, des portraits de villes et des livres pour enfants. Fixée à Paris depuis 1977. La Bonne Pauline (1977) est le récit de la vie quotidienne d'une femme simple « héroïne à mi-chemin d'Alice et de Zazie qui à la cuisse aussi légère que l'âme, et que sa profession de repasseuse rêveuse, spécialisée dans l'amidonnage des cauchemars, met à l'abri du chômage. » (Angelo Rinaldi). Mon arbre, mon amant (1980) « poursuit cette prose baroque et sensuelle et nous emmène dans un univers où quotidien et onirisme s'entremêlent. » (Françoise Campo-Timal). Avec L'Arbre de la gitane (1991), elle écrit le roman de ses origines, « le conte des mille et une nuits des juifs, des Espagnols, des Italiens qui ont jadis abordé en Argentine ».
 

Edgardo Cozarinsky




Petit-fils d’émigrés russes né à Buenos Aires en 1939, Edgardo Cozarinsky vit depuis une trentaine d’années à Paris. À la fois cinéaste et homme de lettres, il mêle documentaire et fiction dans son travail et ceci depuis ses débuts. Il commence sa carrière en 1971 en Argentine en réalisant un film expérimental : "..."/Points de suspension. En 1974, il fuit la dictature militaire de son pays et s’installe à Paris. Il dirige alors son second long-métrage en 1977 : Les apprentis-sorciers. Il collabore ensuite à l’écriture du film La mémoire courte (1979) de son compatriote Eduardo De Gregorio. Après Not in Vain (1980), un court-métrage commandé par le Haut Commissariat pour les Réfugiés, Edgardo Cozarinsky réalise La guerre d'un seul homme (1981), un brillant montage d’actualités vichyssoises avec des textes de l’écrivain allemand Ernst Jünger en contrepoint. In 1982, Edgardo Cozarinsky commence à travailler pour la télévision et réalise Mémoire : Marie , le portrait d’une romancière américaine "engagée". En 1983, il réalise pour le grand écran Autoportrait d'un inconnu : Jean Cocteau, suivi de Haute Mer (1984) et Sarah (1988), un court-métrage, également pour le cinéma. Edgardo Cozarinsky retourne ensuite en Argentine pour co-réaliser Guerriers et captives (1989) avec Dominique Sanda : un film épique sur la "Guerre Indienne" qui a opposé les colons au peuple indigène de Patagonie au siècle dernier. In 1992, le réalisateur décrit les "exils" argentins des acteurs Robert le Vigan et Renée Falconetti, la "Jeanne d'Arc" de Dreyer, dans Boulevard des crépuscules. Deux ans plus tard, il consacre un portrait au co-fondateur de la Cinémathèque française, Henry Langlois dans Citizen Langlois (1994). En 1996, Edgardo Cozarinsky réalise pour le cinéma Le Violon de Rothschild, amplement salué par la critique. Il tourne ensuite Les fantômes de Tanger en 2003 et enfin Ronde de nuit en 2005.Parallèlement à son œuvre cinématographique, Edgardo Cozarinsky construit une œuvre littéraire particulièrement remarquée. Il a publié des essais sur Borgès et Henry James. En 1989 paraît aux Editions Christian Bourgeois Vaudou urbain, un volume de fiction. En 2002 il publie chez Actes Sud un recueil de nouvelles, La Fiancée d’Odessa et en juin 2005, toujours chez Actes sud un nouveau roman, Le Ruffian moldave.


Humberto Constantini



Humberto Costantini (1926-1987) Auteur d'une œuvre encore peu traduite en français, Costantini est issu d'une famille de juifs Italiens. Ce militant argentin eut à défendre sa propre culture contre les extrémistes anti-sémites actifs sous la dictature Peron-Videla (1973-1983), ce qui lui valut l'exil au Mexique où il écrivit une partie de son œuvre. De cette expérience
témoignent quelques récits.
(Buenos Aires, 1924 — 1990). Exil au Mexique de 1974 à 1984. Écrivain-phare de sa génération, il publié des poèmes (Cuestiones con la vida, 1966 ; Más cuestiones con la vida, 1974), une demi-douzaine de recueils de nouvelles (De por aquí no más, 1958 ; Un señor alto, rubio, de bigotes, 1963 ; Una vieja historia de caminantes, 1966, etc.) et deux romans extrêmement originaux.ANTHOLOGIES / REVUES : Poèmes dans Poésie argentine du XXe siècle, Patiño, 1996.— Dieux, petits hommes et policiers (De dioses, hombrecitos y policías, 1979), roman, traduit de l'espagnol par Jean-Jacques Fleury, préface d’Alicia Dujovne Ortiz. [Paris], Éditions L’Harmattan, « L’Autre Amérique », 1993, VI-224 p., 21.34 €.— La Longue nuit de Francisco Sanctis (La larga noche de Francisco Sanctis, 1984), roman, traduit de l'espagnol par Jean-Jacques Fleury. [Paris], Éditions Autrement, « Littératures », à paraître.— Petits hommes perdus, nouvelles, extraites des recueils Háblenme de Funes (1980) et En la noche (1985), traduit de l'espagnol par Jean-Jacques Fleury, postface d’Alicia Dujovne Ortiz. [Paris], Éditions Autrement, « Littératures », 1997, 192 p., 13.95 €.FILMOGRAPHIE : Funes, un gran amor (1993), film de Rául de la Torre, d’après Háblenme de Funes, avec Graciela Borges, Gian Maria Volonté, Andrea del Boca.
bibliographie en espagnol (argentine):
De por aquí nomás (nouvelles) edité: 1958/1965/1969
Un señor alto, rubio de bigotes (nouvelles) edité: 1963/1969/1972 Tres monólogos (Theatre) publié: 1964/1969 Cuestiones con la vida (Poesie) edité: 1966/1970/1976/1982/1986 Una vieja historia de caminantes (nouvelles) edité: 1970 Háblenme de Funes (trois nouvelles) edité: 1970/1980 Libro de Trelew (conte épique) edité: 1973 Más cuestiones con la vida (poesie) edité: 1974 Bandeo (nouvelles) edité: 1975/1980 De Dioses, hombrecitos y policías (Roman) edité: 1979/1984 Una pipa larga, larga, con cabeza de jabalí (Theatre) edité: 1981 La larga noche de Francisco Sanctis (Roman) edité: 1984 En la noche (nouvelles) edité: 1985 Chau, Pericles (Theatre) edité: 1986 Rapsodia de Raquel Liberman (Roman/Trilogie; deux tomes finis; 1987) inedit


 Auteur d'une œuvre encore peu traduite en français, Costantini est issu d'une famille de juifs Italiens. Ce militant argentin eut à défendre sa propre culture contre les extrémistes anti-sémites actifs sous la dictature Peron-Videla (1973-1983), ce qui lui valut l'exil au Mexique où il écrivit une partie de son œuvre. De cette expérience
témoignent quelques récits.


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