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qui est "La nonna"

Par larouge • Cossa Roberto • Dimanche 21/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 860 fois • Version imprimable

Qui est « la Nonna » ?
Une grand-mère centenaire dotée d'un appétit démesuré dévore une famille d'émigrants italiens dans les quartiers populaires de Buenos Aires. La Nonna, est une attachante et saugrenue centenaire, ogresse, version Pantagruel et Gargantua réunis, s‘exprimant la plupart du temps par borborygmes pour alerter incessamment son entourage de son besoin primaire. Bouffant à plein régime, même l’incomestible, et surtout ses proches, elle pousse à la ruine Carmelita, la chef de famille, et ébranle chaque jour davantage l’équilibre familial, poussant chacun aux pires turpitudes. Alors s‘élaborent les stratagèmes pour chercher à s’en débarrasser… Mais les apprentis margoulins vont vite devenir les artisans de leur propre déroute et les dindons de la farce(use).
Qui est la Nonna ? L’Etat, qui impose tout et pousse à bout ? La société implacable dans la quelle nous vivons ? La famille, voire nos propres systèmes de valeurs et croyances, aux quels nous nous inféodons ? Pour nous le personnage de la Nonna - comme les géants vorace des contes pour enfants, terrifiantes mais toujours vaincus - peut être lu comme une figure mythique remontant aux origines de l’homme. Son comportement révèle la démesure de sa double nature dionysiaque, force de vie et de mort. Elle peut représenter comme les Ogres et ogresses, le retour redouté à l’instinct élémentaire et débridé, le désordre absolu, par opposition à la culture, caractéristique de l’ordre social.
Dans notre spectacle à chaque surgissement de la Nonna, se produit une rupture dans l'univers quotidien. Le espace scénique est conçu dans cette perspective. Un espace qui sort du réel, et qui nous attire vers un « univers disproportionné » affirmant l'existence de l'impossible, que nous repoussons à la mesure même de ce qu'il nous est impossible de le repousser.
Les Intentions de la mise en scène
L’auteur, Roberto Cossa, oscille entre naturalisme et surréalisme.
Je voulu par le décor, les costumes et le jeu des acteurs, créer et renforcer l’aspect absurdo-dramatico-comique de la pièce. Traiter ce texte réaliste en décalage avec son contexte historique, pour aller vers un conte fantastique ou un univers de bande dessiné. Pour moi « La Nonna » est une fable grotesque, on est en plein drame et pourtant on rit jusqu'au bout. Il faut donc préserver le comique !
Tant les costumes comme l’espace scénique tendent à souligner un déséquilibre, une disproportion des volumes qui mets en relation les corps physiques et le corps social. Chercher la « déformation physique » afin de souligner la transgression de la norme. Car si au début de la pièce les personnages et les situations sont humains même trop humains, à la fin il n’y a que des ruines. C’est par la représentation grotesques du corps, par les procédés de « grotesquisation » du corps au théâtre que je veux construire le comique et ainsi donner plus de force politique a notre spectacle.


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