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petit extrait de Chamamé

Par larouge • Oyola Leonardo • Mercredi 25/07/2012 • 0 commentaires  • Lu 968 fois • Version imprimable

 Ils ne commencent jamais.

Ils explosent.
D’un coup.
Ils sont comme ça, mes rêves.
Je ne sais pas ce que signifie dormir sur ses deux oreilles.
Je n’arrive à fermer l’œil qu’après avoir descendu une bouteille de J&B.
Et depuis que le pasteur Noé m’a arnaqué, chaque fois que je ferme les yeux, c’est la 
même chose.
Chaque fois.
Grosso modo.
Ils ne commencent jamais.
Ils explosent.
D’un coup. 
Ils sont comme ça, mes rêves.
D’abord mes mains jointes.
Comme si je priais.
Ensuite je les écarte pour ouvrir le rideau de perles qui tintent.
J’entre au Mogambo.
Le dernier bouge de Misiones.
Le dernier bordel du pays avant de passer la frontière avec le Brésil.
J’entre dans un enfer, l’Enfer plutôt, et j’adore me vautrer dans ses flammes.
Me mettre le feu pendant que je cajole les doyennes.
Azucena, Samantha et Claudia.
Leur mettre le feu, ma fièvre, même les plus jeunes y ont droit.
Eli, Romina, la blonde Jessica et Mónika avec un k.
Ça ne commence jamais.
Ça explose.
D’un coup.
Les « filles ».
À part Romi, elles me sautent toutes dessus, en espérant que je vais les suivre dans 
une chambre.
Et je sais très bien qu’elles font exprès de tomber sur le client en meute, histoire qu’au 
milieu de toute cette agitation Samantha ou Eli, qui sont mère et fille et qui connaissent bien leur affaire, puissent glisser une main sans que tu t’en rendes compte pour 
te faucher ton portefeuille. 
Ça ne commence jamais vraiment.
Ça explose.
D’un coup.

 

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