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Le premier amour

Par larouge • Amigorena Santiago • Vendredi 12/06/2009 • 0 commentaires  • Lu 727 fois • Version imprimable

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Le premier amour

de santiago h amigorena

Poche: 410 pages
Editeur : Editions Gallimard (30 novembre 2006)
Collection : Folio  

J’avais dix-huit ans et j’étais amoureux. Ma vie n’avait qu’un seul but : la traduire. Mais comment trouver les mots justes pour la forme de la forme de ses seins ? pour le secret du secret de son sourire ? pour la profondeur ineffable de son regard sombre ? Je voulais la traduire comme on traduirait un poème d’une langue qu’on aime - mais qu’on ne comprend pas. Je voulais écrire sur elle - et sur elle. Je voulais décrire ses lèvres - et ses lèvres. Je voulais, pour toujours, la tenir toute entière sur le bout de ma langue. Malheureusement, les premiers amours, aussi éloquents soient-ils, ne sont jamais que les préludes des premières défaites.
La presse
dLes Inrockuptibles Le sexe qui parle Scénariste pour Klapisch ou Limosin, Santiago H. Amigorena construit depuis six ans une autobiographie tentaculaire et passionnante, empreinte d’humour et de distance. Ce quatrième volet raconte son premier amour. Et sa première défaite. Ce qui différencie Amigorena de beaucoup d’autres écrivains de soi, autofictionnels ou autobiographes en tout genre qui pulullent aujourd’hui, c’est la conscience de cette ironie-là. Alors que les autres prétendent dire la vérité de leur vie, Amigorena nous dévoile l’impossibilité qu’il y a à la dire… Alors que les autres nous livrent en pâture la chair des faits, Amigorena nous dévoile le squelette de leur perception, de leur narration, comme seule vérité crédible. Quand les autres nous mentent en croyant dire le vrai, Amigorena dit vrai en disant qu’il nous ment. Et c’est cette intelligence-là, philosophique, de la distance, de la faille, qu’il y a autant à vivre qu’à écrire, qui fait de son entreprise autobiographique une des plus intéressantes qui soient. Le Premier Amour est un livre aussi profond que léger, aussi triste que drôle, aussi physique que métaphysique. Une épopée à travers le monde, Paris, une chambre, un corps, où chaque détail contient l’humanité. Avec un Ulysse pathétique dont les pires ennemis - l’autre, les mots - sont invincibles parce qu’intrinsèques à son humanité. Santiago Amigorena a réussi à faire de l’autobiographie d’un seul le roman de tous.
 

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