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Je ne vous dis pas adieu...

Par larouge • Soriano Osvaldo • Mercredi 22/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 736 fois • Version imprimable

Je ne vous dis pas adieu...
de Osvaldo Soriano (Auteur)










Poche: 239 pages
Editeur : Grasset (13 octobre 1999)
Collection : Les cahiers rouges
Urbuz.comRessusciter des morts bien aimés, mythes de la littérature ou du cinéma semble être le propos de ce roman. Quand Philip Marlowe, le privé de choc de Chandler rencontre les plus grandes stars du cinéma muet, Stan Laurel et Oliver Hardy, ça donne… une course poursuite effrénée et surréaliste dans le Hollywood des années 50. Jusque-là, tout va bien. Mais, malheureusement, si le roman débute sur le ton de la nostalgie et de la référence à une époque mythifiée, se veut satire de l'Amérique des producteurs et du Mc Carthysme, le roman dérape avec l'arrivée du personnage du journaliste argentin. Etrangement nommé Osvaldo Soriano, celui-ci apparaît, dans son duo avec Marlowe, comme le double symétrique et satirique de Hardy. Las, l'équipée rocambolesque tourne vite à la baston générale et continue sans aucune subtilité de ton ni de trame. Comme si l'action se suffisait à elle-même, comme dans un mauvais western spaghetti. Il faudrait peut-être voir là un énième clin d'oeil au douzième degré, mais pour le malheureux lecteur, l'enchaînement de coups de poings sombre vite dans la facilité et l'ennui. A lire avec autant d'intérêt que celui qu'on porte aux séries B. A vous de voir…--Chloé S.--

Imaginez un journaliste argentin nommé Soriani travaillant à un livre sur Laurel et Hardy, débarquant à Los Angeles et s'acoquinant avec le détective Philip Marlowe, le célèbre héros de Chandler. L'idée est folle, mais le meilleur est à venir, dans cette incroyable et burlesque enquête au coeur d'Hollywood où John Wayne joue toujours aux cow-boys et aux Indiens... On rit de l'enlèvement de Chaplin, on est ému par l'amitié naissant entre deux hommes et, par-dessus tout, on applaudit ce tour de force romanesque qui accroche aux péripéties les plus foldingues le sourire de la mélancolie.

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