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Contes d'amour, de folie et de mort

Par larouge • Quiroga Horacio • Mercredi 15/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 861 fois • Version imprimable

Contes d'amour, de folie et de mort
de Horacio Quiroga (Auteur), Frédéric Chambert (Traduction)





 
Poche: 192 pages
Editeur : Métailié (31 octobre 2000)
Collection : Suites

Dans ces récits solidement construits, l'inquiétante étrangeté de chaque détail, l'horreur toute simple - donc absolue - et le réalisme sont l'aliment d'un fantastique aussi spectaculaire qu'ambigu; fantastique parfois drôle, plausible et cependant opaque comme peuvent l'être la monstruosité de l'enfance, la force tonnante d'un fleuve en crue, l'inclémence de la forêt vierge et des midis tropicaux ou le délire de l'homme, délire de l'amour ou folie de la mort. Avec Quiroga nous retrouvons une des principales sources de cette manière d'écrire latino-américaine qui réconcilie l'infernal trio du fantastique, du merveilleux et du réalisme pour atteindre l'onirique à travers le sordide.

Lorsque Quiroga parle de folie et de mort, c'est en connaissance de cause ! Il avait trois mois quand il a vu son père - suicide ou accident ? - mourir d'un coup de fusil, dix-sept ans quand son beau-père se suicide devant lui, également d'un coup de fusil. Lui-même, Horacio, tue accidentellement son meilleur ami en manipulant un pistolet. Sa femme se suicide et Quiroga, à son tour, se donne la mort à Buenos Aires en 1937. Né en Uruguay en 1878, Horacio Quiroga, "le sauvage", a passé l'essentiel de sa vie en reclus au fond de la forêt de Misiones sur les rives du Rio Parana où il a écrit la plus grande partie de son oeuvre. L'atmosphère étrange de cette forêt vierge peuplée de serpents monstrueux, de fourmis mangeuses d'hommes et de toute une faune redoutable, imprègne ses contes d'une atmosphère particulièrement inquiétante. L'âpreté de son style, dépourvu de toute fioriture, et le mélange du réalisme le plus cru et du fantastique le plus délirant donnent aux contes de Quiroga une tonalité unique qui a considérablement influencé de nombreux écrivains sud-américains. --Gérard Meudal

" L'art d'Horacio Quiroga est un art à froid, capable de transformer le mystère ambiant des terres tropicales en hallucinations fantastiques. " Le Monde " Cette fin, c'est toujours la même, c'est le grand frisson, l'instant précis où l'être humain confronté à une mort atroce, bascule dans une terreur qui confine à la folie. "
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