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autre extrait de "Le saint cleptomane et la fille au vagin doré"

Par larouge • Krantz Pablo • Mercredi 01/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 819 fois • Version imprimable


Non, à vrai dire, il m'était absolument impossible de supporter la terrible Vicky Moriarty. J'avais fini par sortir avec elle - et même par rêver d'elle - à cause du sortilège de son nom qui me rappelait le mythique Dean de Sur la route  ; mais, au bout du compte, le seul élément romanesque de la Vicky en question était qu'elle s'endormait n'importe où, à cause d'une maladie assez rare dont je n'ai jamais réussi à retenir le nom. Je ne sais plus combien de fois, au cours d'une expédition champêtre du Club des amis des oiseaux auquel elle appartenait, ils l'avaient perdue de vue, pour la retrouver cent mètres en arrière, dormant debout, appuyée contre un arbuste.

C'est qu'observer des volatiles avec des jumelles japonaises était une de ses activités préférées, et à plusieurs reprises elle avait essayé de m'entraîner dans une de leurs excursions sans intérêt dans les îles du Delta. Comme je m'y refusais, elle avait fini par me demander si j'étais jaloux de ses compagnons du Club. Quoi, moi ? Jaloux de ces imbéciles à lunettes en polo Lacoste ? Il me suffisait de les voir jongler avec les clés de la voiture à papa à tous les coins de rue près du lycée, ou ouvrir et fermer mille et une fois leurs petits couteaux suisses aux cent vingt-huit fonctions, qui étaient à la fois leur plus grande fierté et leur seul sujet de conversation, pour avoir envie de vomir pendant deux bons quarts d'heure ! En ce qui me concernait, ils pouvaient bien former un sextet et s'entresucer furieusement si ça les amusait !

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Le saint cleptomane et la fille au vagin doré


 

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