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anniversaire

Par larouge •  Aira Cesar • Mardi 23/08/2011 • 0 commentaires  • Lu 813 fois • Version imprimable

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Anniversaire [Poche]
César Aira (Auteur), Serge Mestre (Traduction)






 
Poche: 93 pages
Editeur : Christian Bourgois Editeur (14 avril 2011)
Collection : Titres


50 ans, âge symbolique à la fois porteur d’angoisses et d’expectatives est souvent le moment saisi
pour faire un bilan de sa vie. César Aira y voit aussi l’occasion de prendre un nouveau départ, de
combler les trous qui émaillent sa connaissance, et l’ont jusqu’ici poussé à surseoir aux explications
essentielles du monde en se consacrant, tête baissée, à son activité d’écrivain. « Avant, j’écrivais mes romans dans le seul but de les réussir », explique César Aira, puis il ajoute : « Eh bien voilà, arrivé à un certain point, après une vingtaine de livres publiés, je me suis senti obligé de me mettre sérieusement à réfléchir ». Réfléchir à ce qui l’a jusqu’ici poussé à écrire, sans doute pour lui permettre d’éviter les pièges du temps, pense-t-il, ou celui de la mort. Non pas tant la mort individuelle, car « la mort de tout le monde est bien plus terrifiante que la mort individuelle, […] il n’est pas nécessaire d’attendre la mort individuelle, car la Fin du Monde nous accompagne tous les jours, elle est en train de s’opérer imperceptiblement à chaque petit fait qui survient, au hasard de tous les faits et de toutes les pensées ». Egrenant les anecdotes et rassemblant ses souvenirs, César Aira se lance dans une forme d’introspection qui, de la philosophie à la psychologie, voire à la psychanalyse, de la linguistique à la sémiologie appliquées à ses livres passés, le pousse à imaginer, non sans humour et parfois cynisme, ce que pourraient être ses livres futurs. N’est-il pas temps pour lui d’arrêter d’écrire ? Ou comme Evariste Galois, le génial mathématicien à qui il consacre tout un chapitre, d’écrire en une seule nuit l’ensemble de son oeuvre ? C’est à partir de plusieurs questions de ce type que César Aira décortique son rapport personnel à l’écriture. Ce rapport ludique, plein d’humour et d’une fraîcheur réconfortante forme le sujet essentiel de son roman. Un sujet qui consiste à dépasser la mort individuelle de l’auteur pour, par petites touches, se mettre soi-même en perspective avec la fin de tous, c’est-à-dire la Fin du Monde, et à achever Le Livre, au sens de Mallarmé, ou à se lancer jusqu’au bout dans l’inachevable Encyclopédie. « Oui, c’est bien cela, une espèce d’encyclopédie générale qui contiendrait tout », dit César Aira avant de poursuivre : « Le but de toute une vie est de parvenir à tout savoir. Et son registre final est l’Encyclopédie ».

 

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