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Alejandra Pizarnik

Par larouge • Pizarnik Alejandra • Dimanche 12/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 963 fois • Version imprimable




Alejandra PIZARNIK
[ARGENTINE] (Buenos Aires, 1936 — Buenos Aires, 1972). Elle s'impose très jeune dans la poésie de son pays par ses recueils La tierra más ajena (1955), suivi de La última inocencia (1956) et de Las aventuras perdidas (1958). Après des études de lettres et de peinture, elle s'installe à Paris en 1960 et s'y lie avec André Pieyre de Mandiargues, Octavio Paz, Julio Cortázar. Elle travaille comme correctrice d'épreuves pour la revue de langue espagnole Cuadernos, traduit Hölderlin, Artaud et Michaux et publie quelques textes dans des revues françaises ainsi que le recueil Arbol de Diana (1962). Rentrée en Argentine, « elle exprime sa solitude et ses angoisse devant la vie » dans Los trabajos y las noches (1965) et Extracción de la piedra de locura (1968). En 1969, une bourse de la fondation Guggenheim lui permet de séjourner aux États-Unis et d'écrire un essai sur Erzebeth Báthory (La Condesa sangrieta). « Un mal de vivre inexorable qu'elle semblait vouloir exorciser par la beauté de l'écriture » (Claude Couffon) lui dicta encore avant de se suicider : Nombres y figuras (1969), El infierno musical (1971), Los pequeños cantos (1971). En 1982 a été publié son recueil posthume Textos de la sombra y Últimos poemas.« On revient perpétuellement au combat acharné avec les mots et leur signification qui sont pour Alejandra Pizarnik la parole introuvable, et perpétuellement à cette solitude absolue à partir de laquelle on parle sans parvenir à se dire. Parfois en deux lignes, elle cerne, constate l'impossibilité de s'exprimer, de trouver. On dirait que le secret se cache dans les mots, le secret de la vie, et que c'est là, et nulle part ailleurs où il y aurait une chance de découvrir le mystère, de connaître la paix, de voir surgir un dieu. » (Silvia Baron Supervielle, 1986).
 

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