S'identifier - S'inscrire - Contact

à propos de "L'Autobus" (2)

Par larouge •  Almeida Eugenia • Mardi 28/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 848 fois • Version imprimable

  • Currently 0/5

Note : 0/5 (0 note)

L’autobus d’Eugenia Almeida agit comme un aimant. dès que nous l’ouvrons nous restons collés, et rien ne peux nous faire lâcher ce livre avant le mot FIN. Eugenia nous décrit un petit village perdu dans le nulle part de sa province de cordoba.
un village comme tant d’autres, divisé en deux par une voie ferré. d’un côté il est composé par un groupe de maisons bourgeoises, quelques commerces et l’hotel-bar où tous les hommes se retrouvent à un moment ou un autre.
de l’autre côté de la voie ferrée vivent les pauvres, les ouvrier, les laissés pour compte et le garde barrière, ainsi que la famille de ponce, avocat, qui a préféré une maison à une réputation.
la chaleur est écrasante, le temps semble stagner, les nuages sont là mais la pluie tant attendue ne tombe pas, et tout et tous sont couverts de poussière de terre desséchée.
un train passe deux fois par semaine, un autobus tous les soirs.
mais un jour l’autobus passe en trombe alors qu’il était attendu par trois passagers: un couple, jugé “clandestin” et la famille ponce dont la soeur doit regagner buenos aires.
la barrière reste baissée après le passage du train de mardi. le garde barrière est aussitôt accusé d’alcoolisme. les rumeurs naissent.
le lendemain l’autobus ne s’arrête pas non plus. sur la voie ferrée tout à coup un wagon obstrue la voie.
au milieu de tout cela marta, la femme de ponce s’enlise petit à petit dans la folie sous le regard indifférent de tous.
des murmures, des coups de feu. des rumeurs des on dit, des fâcheries et l’annonce que deux “opposants” ont été tués. l’armé intervient, les ordres pleuvent et aucune trace ne doit rester dans les registres.
puis tout redevient normal, la barrière s’ouvre, le wagon disparaît, la soeur de ponce peut partir, et, enfin, la pluie tombe.
en 130 pages Eugenia Almeida nous raconte quelques jours sous l’emprise de la dictature militaire argentine ou de n’importe quelle dictature, sans pathos, et avec un immense talent.
cette jeune écrivaine argentine est, à mon avis, à suivre à la trace ! vivement son prochain roman.

larouge

Archives par mois


liens amis